Thomas d'Aquin - Sent.IV.49.q1a1q3sc3 (attention ce n'est pas la réponse à q3 mais le 3ème sed contra)
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En outre, dans la raison de béatitude, il y a la durée, l'autosuffisance et la délectation. Or, dans l'acte de l'intellect contemplatif, l'homme se suffit davantage à lui-même que dans l'acte de l'intellect pratique, pour lequel il a besoin de nombreux secours extérieurs ; et il n'est aucune action dans laquelle l'homme puisse persister aussi longtemps que dans la contemplation, en raison de l'éloignement des instruments corporels dont la faiblesse provoque la lassitude ; et il n'est aucune délectation aussi pure que celle de la contemplation, car aucun contraire ne s'y mêle, et elle n'a d'ailleurs pas de contraire. Par conséquent, la béatitude consiste au plus haut point dans l'acte de l'intellect spéculatif. |
Praeterea, in ratione beatitudinis est diuturnitas, et sufficientia, et delectatio. Sed in actu contemplativi intellectus est homo magis sufficiens sibi quam in actu intellectus practici, ad quem multis auxiliis exterioribus indiget; nullaque actio est in qua homo possit ita diu persistere sicut in contemplatione, propter remotionem a corporeis instrumentis, quorum debilitas lassitudinem inducit: neque est aliqua delectatio ita pura sicut contemplationis, quia ei nullum contrarium admiscetur, neque enim contrarium habet. Ergo beatitudo maxime in actu intellectus speculativi consistit.
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