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Il faut dire que, parmi ceux qui verront l’essence de Dieu, l’un la verra plus parfaitement que l’autre.
- Ce qui ne sera certes pas par quelque similitude de Dieu plus parfaite dans l'un que dans l'autre, puisque cette vision n'aura pas lieu par quelque similitude [que ce soit], comme il a été montré.
- Cela sera par cela que l’intellect de l’un aura une plus grande vertu, ou faculté pour voir Dieu, qu'un autre.
Cependant, la faculté de voir Dieu appartient à l’intellect créé
- non selon sa nature,
- mais par lumière de gloire,
qui établit l’intellect dans une certaine déiformité, comme cela ressort de ce qui précède.
- D'où, plus l'intellect participe de la lumière de la gloire, plus parfaitement il verra Dieu.
- Or, participera plus de la lumière de la gloire celui qui a plus de charité, parce que là où la charité est plus grande, là est aussi le désir le plus grand ;
- et le désir rend d'une certaine manière celui qui désire apte et préparé à la réception de ce qui est désiré.
- D'où celui qui plus aura de charité, plus parfaitement verra Dieu, et sera plus heureux (beatior).
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Respondeo dicendum quod videntium Deum per essentiam unus alio perfectius eum videbit.
- Quod quidem non erit per aliquam Dei similitudinem perfectiorem in uno quam in alio, cum illa visio non sit futura per aliquam similitudinem, ut ostensum est.
- Sed hoc erit per hoc, quod intellectus unius habebit maiorem virtutem seu facultatem ad videndum Deum, quam alterius.
Facultas autem videndi Deum non competit intellectui creato
- secundum suam naturam,
- sed per lumen gloriae,
quod intellectum in quadam deiformitate constituit, ut ex superioribus patet.
- Unde intellectus plus participans de lumine gloriae, perfectius Deum videbit.
- Plus autem participabit de lumine gloriae, qui plus habet de caritate, quia ubi est maior caritas, ibi est maius desiderium;
- et desiderium quodammodo facit desiderantem aptum et paratum ad susceptionem desiderati.
- Unde qui plus habebit de caritate, perfectius Deum videbit, et beatior erit.
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