Accéder au contenu principal

Thomas d'Aquin - CG.III.49.16 - Angoisses des philosophes

 

En quoi apparaît suffisamment quelle étroitesse (angustiam) subissaient de part et d’autre leurs brillants esprits (praeclara ingenia). De ces étroitesses nous serons libérés si nous posons, selon les démonstrations précédemment établies, que l’homme peut parvenir à la vraie félicité après cette vie, l’âme de l’homme étant immortelle ; en cet état, l’âme intelligera selon le mode selon lequel intelligent les substances séparées, comme cela a été montré dans le second livre de cet ouvrage. (CG.III,49,16)

 
In quo satis apparet quantam angustiam patiebantur hinc inde eorum praeclara ingenia. A quibus angustiis liberabimur si ponamus, secundum probationes praemissas, hominem ad veram felicitatem post hanc vitam pervenire posse, anima hominis immortali existente in quo statu anima intelliget per modum quo intelligunt substantiae separatae, sicut in secundo huius operis ostensum est.

Trad. : Grok.

  • Dernière mise à jour le .

Thomas d'Aquin - I.q1a1ad2 - Philosophie et théologie peuvent atteindre un même objet

  • Il existe une théologie strictement philosophique

Rien n’empêche donc que les choses (rebus) mêmes

  • dont traitent les sciences philosophiques,
    • selon qu’elles sont connaissables par la lumière de la raison naturelle,
  • soient traitées par une autre science,
    • selon que [ces choses] sont connues par la lumière de la révélation divine.

D'où la théologie qui relève de la doctrine sacrée differt selon le genre de la théologie qui est posée comme partie de la philosophie.

(I.q1a1ad2)

Unde nihil prohibet de eisdem rebus,

  • de quibus philosophicae disciplinae tractant
    • secundum quod sunt cognoscibilia lumine naturalis rationis,
  • et aliam scientiam tractare
    • secundum quod cognoscuntur lumine divinae revelationis.

Unde theologia quae ad sacram doctrinam pertinet, differt secundum genus ab illa theologia quae pars philosophiae ponitur.

 


1. -- Ceci ne recoupe pas la vision franciscaine des choses au XIII et XIVème siècles. Ni Duns Scot ni même Bonaventure n'auraient pu s'exprimer en ces termes. L'époque était à l'extrême méfiance à l'égard des prétentions de certains penseurs dont on pensait qu'ils voulaient priver la théologie révélée de ces prérogatives.

  • Dernière mise à jour le .