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Thomas d'Aquin - DeVer.q8a1ad6 - La connaissance par l'essence unit plus parfaitement que la connaissance par similitude

// : DeVer.q8a1 ; CG.III.51 ; Quod.Xq8 ; I.q12a5 ; Suppl.q92a1 ; Compendium I.105 ; Comm.Jean.I.11 (pp. 134-139) ; Comm.1Co

Sur le plan de la connaissance, l'assimilation est une union du connaissant au connu par similitude, cette union est différente de celle obtenue par essence.

L'assimilation n'est requise à la connaissance qu'afin que le connaissant s'unisse d'une certaine manière au connu ; or, l'union par laquelle la chose elle-même s'unit à l'intellect par son essence est plus parfaite que si elle s'y unissait par sa similitude ; et c'est pourquoi, parceque l'essence divine est unie à l'intellect de l'ange comme forme, il n'est pas requis pour qu'il la connaisse qu'il soit informé par une certaine similitude d'elle, au moyen de laquelle il connaîtrait.

Ad sextum dicendum quod ad cognitionem non requiritur assimilatio nisi propter hoc ut cognoscens aliquo modo cognito uniatur; perfectior autem est unio qua unitur ipsa res per essentiam suam intellectui quam si uniretur per similitudinem suam; et ideo quia essentia divina unitur intellectui angeli ut forma, non requiritur quod ad eam cognoscendam aliqua eius similitudine informetur, qua mediante cognoscat.

 

Perfection, Connaissance, Assimilation, Intellect, Similitude, Essence, Connaissance de Dieu par essence, Connaissance par similitude

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