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Thomas d'Aquin - CG.I.80.6 - Aimer Dieu est la plus haute perfection de la créature rationnelle

Toute perfection et toute bonté qui se trouvent dans les créatures conviennent à Dieu essentiellement, comme il a été prouvé plus haut. Or, aimer Dieu est la plus haute perfection de la créature rationnelle, puisque par là, d'une certaine manière1, elle est unie à Dieu. Donc, cela est en Dieu essentiellement. Par conséquent, il s'aime lui-même par nécessité. Et ainsi, il veut son [propre] être.

Omnis perfectio et bonitas quae in creaturis est, Deo convenit essentialiter, ut supra probatum est. Diligere autem Deum est summa perfectio rationalis creaturae: cum per hoc quodammodo Deo uniatur. Ergo in Deo essentialiter est. Ergo ex necessitate diligit se. Et sic vult se esse.


1. C'est à dire pas de la manière dont Dieu ne fait qu'un avec lui-même, nous ne sommes pas unis à Dieu de façon absolue, jusqu'à devenir nous-mêmes Dieu dans notre propre nature, mais d'une certaine manière.

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Thomas d'Aquin - II-II.q184a1 - C'est la charité qui nous unit à Dieu, lui qui est la fin ultime de l'esprit humain

Je réponds qu'il faut dire qu'une chose est dite être parfaite dans la mesure où elle atteint sa fin propre (attingit proprium finem), laquelle est l'ultime perfection de la chose. Or, c'est la charité qui nous unit à Dieu, lui qui est la fin ultime de l'esprit humain ; car "celui qui demeure dans la charité demeure en Dieu, et Dieu en lui", comme il est dit en 1 Jean IV. Et c'est pourquoi la perfection de la vie chrétienne s'apprécie spécialement selon la charité.

Respondeo dicendum quod unumquodque dicitur esse perfectum inquantum attingit proprium finem, qui est ultima rei perfectio. Caritas autem est quae unit nos Deo, qui est ultimus finis humanae mentis, quia qui manet in caritate, in Deo manet, et Deus in eo, ut dicitur I Ioan. IV. Et ideo secundum caritatem specialiter attenditur perfectio vitae Christianae.

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Thomas d'Aquin - II-II.q44a1 - La fin de la vie spirituelle, c'est que l'homme soit uni à Dieu, ce qui se fait par la charité

La fin de la vie spirituelle c'est que l'homme soit uni à Dieu, ce qui se fait par la charité, et à cela est ordonné, comme à une fin, toutes les choses qui relèvent de la vie spirituelle.

(Somme, II-II.q44a1)

Finis autem spiritualis vitae est ut homo uniatur Deo, quod fit per caritatem, et ad hoc ordinantur, sicut ad finem, omnia quae pertinent ad spiritualem vitam.

 


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